13 mai 2014

Cette rencontre, organisée par le PNDO (Parc Naturel des Deux Ourthes) et la MUFA, a bénéficié d’un intérêt important auprès de la quarantaine de personnes présentes à cette matinée : il s’agissait de traiter de la problématique des gîtes de grande capacité.

 

 « Gîtes ruraux de grande capacité », par J. Schwanen

Le premier intervenant (Monsieur José Schwanen, représentant de la DGO4 d’Arlon) a tout d’abord présenté la définition d’un gîte rural de grande capacité, c’est-à-dire situé à la campagne et pouvant accueillir plus de 15 personnes. Concernant le plan de secteur, plusieurs zones peuvent accueillir des structures de gîtes ruraux, que ce soient des zones d’habitat, d’habitat à caractère rural, de loisirs, voire même agricoles.

Monsieur Schwanen a ensuite rappelé le cadre légal : les demandes de permis (créer un gîte n’est pas créer un simple logement), les modifications de destination, ainsi que toutes les dispositions législatives à prendre en compte. Les avantages de la création d’un gîte rural peuvent être multiples (participation au développement économique, soutien pour les services, développement d’une activité complémentaire à l’agriculture, revitalisation rurale, sauvegarde du patrimoine, gain financier...). Malheureusement, ces avantages vont de pair avec une série d’inconvénients, comme l’augmentation des nuisances, les destructions patrimoniales et le vandalisme, la dépréciation des biens voisins, ou encore l’incompatibilité entre les résidents permanents, les activités agricoles et les habitants de quelques jours. Le dossier de demande pour la création d’un gîte doit donc être très complet et préciser le nombre de chambres, le nombre de personnes accueillies, les infrastructures existantes ou à créer, l’assurance du respect de l’équilibre avec la destination principale de la zone, le tout dans le cadre légal existant.

 « Les gîtes de grande capacité », par E. Jurdant

Ensuite, la matinée s’est poursuivie avec l’intervention de Monsieur Éric Jurdant du CGT (Commissariat Général au Tourisme). Il a insisté sur l’importance des échanges entre la commune et le créateur de l’hébergement, surtout avant le projet, pour éviter des tensions qui pourraient survenir après entre les habitants et les occupants du gîte rural. Il a rappelé que nous devions aller ensemble vers la notion de tourisme durable. Pour être reconnu hébergement touristique de terroir, un logement doit répondre à 15 critères afin de respecter la typicité (sinon, il s’agit d’un meublé de vacances). Plusieurs autres réglementations et conditions sont à respecter, notamment la gestion par une personne physique, le contact entre « le rural, le néo-rural et l’urbain », la situation en dehors du noyau habité, etc.

Si un problème se présente, en cas de non-respect des conditions, le bourgmestre peut interpeller le CGT, qui avisera celui-ci dans les trois mois des suites à donner. Les gîtes ruraux sont classés en cinq catégories (épis ou clefs) selon leur niveau d’équipement et de confort. Après une présentation des problèmes liés aux gîtes ruraux, Monsieur Jurdant a présenté des pistes de solution, comme une association locale des propriétaires, une charte « qualité du village », une « garantie respect » ou encore un médiateur touristique.

Enfin, une séance de questions-réponses, ainsi qu’une intervention du bourgmestre d’Houffalize, Monsieur Marc Caprasse, qui évoquait les cas précis de la commune, ont clôturé la matinée de formation.